SAINT-LAZARE (Québec), 27 juin 2011
Nez bouché, yeux qui coulent et qui piquent, du mois d'août aux
premières gelées, l'herbe à poux fait encore des victimes. Alors sans
plus attendre, apprenons à identifier cette mauvaise herbe qui porte le
nom latin d'Ambrosia artemisifolia.
Une fois démasquée, il ne restera plus qu'à l'arracher.
À quoi ressemble cette plante annuelle, responsable de l'inconfortable rhume des foins ?
Elle a plutôt l'allure inoffensive et s'apparente à presque n'importe quelle mauvaise herbe. Voilà donc son atout : savoir passer inaperçue!
La petite herbe à poux atteint une hauteur moyenne de 70 cm. Sa tige,
couverte de poils, est surmontée de feuilles d'un vert grisâtre, minces
et étroitement découpées. Elles sont opposées à la base et alternent
dans le haut. Pendant les mois de juin et de juillet, la plante se
garnit de petites fleurs vertes regroupées en forme d'épi au sommet des
tiges. En août, la floraison éclate pour laisser s'envoler dans l'air
des milliards de grains de pollen. Et voilà, le mal est fait!
Un habitat urbain
Pour éliminer l'herbe à poux, encore faut-il savoir où elle a élu
domicile. L'indésirable favorise la vie en commun et s'épanouit en
colonie, encouragée par les rayons du soleil.
La petite herbe à poux semble avoir un penchant pour les emprises de
voies ferrées, le bord des trottoirs, les chantiers de construction, les
terrains mal entretenus, un coin de terre dénudé où le calcium a brûlé
la pelouse, dans un recoin du jardin où le sol a été remué.
Elle pousse comme... une mauvaise herbe!
Des symptômes plutôt désagréables
Mine de rien, la petite herbe à poux cause beaucoup d'inconfort à plus de 17,5% de notre population. Son pollen provoque chez certains malchanceux une sévère réaction :
· Irritation du nez
· picotement de l'arrière-gorge
· Éternuements à répétition
· Yeux enflés et larmoyants
· Congestion des sinus
· Toux rauque allant jusqu'à l'asthme chronique pour certains
Problèmes de santé, coût social galopant engendré par les frais médicaux
et l'absentéisme au travail, voilà quelques-unes des conséquences de ce
phénomène qui mérite toute notre attention. Une solution radicale
s'impose : enrayer le problème à la source en se débarrassant de la coupable!
L'herbe à poux ne présente aucun danger au toucher et peut donc être
arrachée sans conséquence en tout temps. Et lorsqu'on apprend que la
capacité de survie de ses graines dans le sol est de plus de 40 ans, on
réalise l'importance de prendre tous les moyens nécessaires pour la
faire disparaître aussitôt repérée.
En venir à bout... avant août!
Comment se défaire de cette plante détestable ? Le plus simple est encore de l'arracher.
C'est facile à réaliser puisqu'elle possède un système de racine peu développé. Mais attention!
Il faut absolument effectuer l'opération en juin ou en juillet au plus tard, c'est-à-dire avant la floraison.
Entretenir régulièrement sa pelouse. La tondre uniformément
principalement en bordure du terrain en s'assurant de garnir les coins
dénudés, voilà autant de moyens de prévenir l'apparition de cette mauvaise herbe.
Même si l'arrachage demeure le moyen de destruction le plus pratique, on
peut, dans le cas d'un terrain couvert d'herbe à poux, raser
régulièrement au sol les indésirables. De cette façon, on empêchera de
donner libre cours à leur floraison si dévastatrice. Si toutefois on ne
peut en venir à bout, les services de professionnels pourront
sans aucun doute sauver un terrain infesté.
Pour en savoir davantage sur l'herbe à poux, communiquez avec l'Association pulmonaire du Québec au 1 800 295-8111 poste 232